QUAND L’ACTUALITE REJOINT CELLE DU MONDE EDITORIAL

Lorsque les nouvelles du moment fusionnent avec les nouveautés littéraires…

L’épidémie par le virus « ebola » qui resurgit en Afrique – de l’Ouest, cette fois – nous rappelle que le monde n’est pas à l’abri d’une pandémie. C’est la conclusion du tout dernier roman traitant du sujet sous forme d’une longue nouvelle policière.

Les fièvres hémorragiques à virus (dont fait partie l’ebola) sont des affections sans traitement ni vaccin préventifs. Le corps médical ne peut que contrecarrer la contagion par la mise en quarantaine et… attendre que l’épidémie décline et s’éteigne d’elle-même. Ce qui ne manque pas d’être angoissant !

La première apparition de l’ebola date de 1976, presque simultanément dans le sud du Soudan et le nord-est du Zaïre auprès de la rivière Ebola, d’où son nom. Aujourd’hui, sa résurgence a lieu en Guinée, à quasiment…   4 000 kilomètres à vol d’oiseau, en Afrique de l’Ouest !

Les symptômes sont identiques. Après une incubation silencieuse d’une semaine, le début est souvent brutal : frissons, fièvre, grande faiblesse, perte d’appétit… suivis de douleurs musculaires; viennent ensuite les saignements, nez ou gencives, puis les hémorragies internes lesquelles peuvent produire un état de choc ou une défaillance cardiaque. La mortalité est de 80 % dans les huit à dix jours ! Sur ce plan, notons que le dernier roman évoquant cette sorte d’épidémie est d’une grande fidélité, qualité qui s’ajoute à la critique récente très favorable.

Il est permis de douter que le virus soit nouveau mais plutôt que la découverte de la maladie est le résultat du développement des techniques de diagnostic virologique, également de la meilleure coopération sous le contrôle de l’Organisation Mondiale de la Santé. On peut donc penser que le virus existait et existe encore dans les foyers naturels; et que la contamination humaine n’est qu’un accident (prospecteurs forestiers, défrichement, perturbations climatiques).

Remarquons que la peur de la contamination repose sur la dissémination possible à grande distance du fait du transport aérien…



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