LE PROBLEME AMAZON…

Nous avons appris que de nombreux auteurs allemands reconnus ont attaqué AMAZON de façon collective, lui reprochant sa tendance monopolistique. Ce qui ne peut être nié. Mais, ce faisant, ils se placent en défenseurs de positions acquises chez des éditeurs dominants.

Ils dénoncent les méthodes d’Amazon pour contraindre les éditeurs à baisser les prix de leurs livres numériques. Là encore, les façons d’Amazon sont lourdement critiquables. Cependant, il est peu de dire que les éditeurs ne jouent pas le jeu, étant donné que le coût du livre numérique est sans comparaison possible avec celui du livre papier… sauf à le considérer comme un concurrent à leur commerce.

Ces auteurs accusent Amazon de vouloir la mort des libraires que leurs éditeurs décrivent comme leur oxygène… et que, par ailleurs, ils étouffent, submergent, engloutissent sous l’avalanche de 500 nouveautés, deux fois l’an. Il faut cesser cette fable pour enfants en bas âge quant à l’actuelle « fonction de prescripteur » du libraire ! Comment pourraient-ils l’exercer, sans arbitraire, dans de telles conditions ?

Cette responsabilité des éditeurs est toujours oubliée. L’édition est la seule entreprise commerciale qui augmente l’offre quand la demande diminue : voir l’article sur Jérôme Lindon.

Autre oubli criant, la pratique des éditeurs traditionnels qui, en partisans aguerris de la concurrence (SIC), squattent au maximum les linéaires des librairies au détriment des petits éditeurs indépendants. Tout comme le font les producteurs de yaourts, ou autres, dans les grandes surfaces alimentaires…

Ces mêmes éditeurs accusent Amazon de concurrence déloyale en devenant éditeur favorisant l’autoédition . Pourquoi déloyale ? Nous touchons là au cœur du problème : Amazon ne paye pratiquement pas d’impôts en France !

Or, le 3 décembre dernier, le gouvernement anglais a réagi par la voix du chancelier de l’Echiquier qui a déclaré : « Aujourd’hui, j’institue une taxe de 25 % sur les profits que les multinationales réalisent ici, au Royaume-Uni, et qu’elles transfèrent ensuite artificiellement hors du pays ». D’autres suggèrent la création d’une taxe Robin des bois sur les mouvements financiers. Quand la volonté politique existe, n’est-ce pas…

Invitons donc nos auteurs allemands à se tourner vers Mâme Merkel. Nos auteurs italiens vers Rome. Et nos auteurs français vers Paris.

Tout ne sera pas résolu mais la problématique reposera sur des bases plus saines !



2 Responses to “LE PROBLEME AMAZON…”

  1.   Moustic Says:

    Il est grand temps que nos dirigeants politiques prennent impose aux multinationales des taxes en accord avec les gains qu’elles réalisent chez nous .. c’est un simple problème de justice A++

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