L’ABERRATION ECONOMIQUE DU NUCLEAIRE

L’industrie nucléaire française organise des salons pour vendre et exporter dans le monde entier ses technologies mortifères, luttant ainsi contre son déclin. Plutôt que de promouvoir la sobriété énergétique (il faut voir la débauche d’énergie parfaitement inutile des publicités animées dans toutes les gares, dans le métro et ailleurs sans doute…) ainsi que les alternatives existantes. Et cela dans la période même du vote sur la « loi de transition énergétique pour une croissance verte » !

Dans toute la France des manifestations de protestation ont lieu. C’est le cas à Paris où des collectifs locaux de « Sortir du nucléaire », le collectif citoyen d’information sur la Radioactivité et le Nucléaire (CIREN 77), des organisations nationales : Réseau « Sortir du nucléaire », ATTAC France, « Les Amis de la Terre » ont perturbé le salon, affirmant « Il ne peut y avoir de transition énergétique sans sortir du nucléaire« .

Il se trouve que la fête des nucléocrates a été un peu troublée par « un léger accident à la centrale nucléaire de Nogent » (SIC). Les industriels se sont enfuis signer des contrats ailleurs…

Les écologistes se sont ensuite portés place de la République, convergeant ainsi avec les manifestations contre TAFTA et les gaz de schistes. Pendant que Greenpeace déployait uns banderole « La foire aux mauvaises affaires ».

C’est qu’en première lecture, l’Assemblée nationale a voté un texte qui entérine le statu quo concernant le nucléaire. La promesse de réduction de la part du nucléaire à 50% en 2025 reste un voeu pieu : pas de calendrier de fermetures de réacteurs, pas de limitation de durée de fonctionnement, ni dispositif permettant à l’Etat de décider de l’arrêt d’une centrale.

Les écologistes restent mobilisés.

EDF, déjà débordée par les travaux de maintenance selon l’ASN, va rencontrer de très sérieuses difficultés industrielles dans les années à venir. Où trouver les centaines de milliards que coûtera le rafistolage ?

Face au danger de vieillissement des centrales atomiques, on peut toujours signer la pétition « Pas de transition énergétique sans sortir du nucléaire ». 35 000 signatures, il me semble, à ce jour.



6 Responses to “L’ABERRATION ECONOMIQUE DU NUCLEAIRE”

  1.   Pangloss Says:

    Quand les centrales arriveront en bout de vie (dans quelques petites années) ce sera la catastrophe économique ou environnementale. Ou les deux.

  2.   les cafards Says:

    pas de problème et comme tu t’en doutes nous sommes mobilisés nous aussi contre cette catastrophe annoncée

  3.   Moustic Says:

    Y a t il vraiment d’autres solutions ? C’est la question que je me pose .. les marées, le vent, le soleil , la biomasse .. cela sera t il suffisant ?

    •   hesteve Says:

      Il faut commencer par le commencement. Trop d’énergie gâchée actuellement comme si nous vivions encore dans les années dites « 30 glorieuses » où les matières premières coûtaient peu et le tiers-monde, la Chine… etc étaient négligés. C’est terminé et tant mieux. Il nous faut reconsidérer notre façon de vivre. Pas facile, j’en conviens ! Et il ne s’agit pas de retourner « à la bougie » (c’était l’Afrique, par exemple, qu’il y a 45 ans, que nous condamnions à la bougie). N’oublions pas les gains de productivité prodigieux engrangés depuis lors ! Qu’ils aient été confisqués par les actionnaires peut se corriger assez aisément…

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