Archive for Politique-Ecologie

LE RAPPORT QUE L’ETAT VOULAIT ETOUFFER

samedi, avril 25th, 2015

A la suite d’un colloque (14 et15 avril 2015), l’ADEME (Agence nationale de l’Environnement et de la maîtrise de l’Energie) rédige un rapport final.

Les services du ministère de l’Ecologie et de l’Energie font alors tout pour que ce rapport reste enterré !

C’est que l’ADEME prouve, par une démonstration chiffrée, que l’idée d’un système électrique « 100 % renouvelables » est techniquement et économiquement crédible à l’horizon 2050.

La production se décomposerait en 63 % d’éolien, 17 % de solaire, 13 % d’hydraulique et 7 % de thermique renouvelable comprenant la géothermie. Elle assurerait une réponse sans faille à la demande, jour et nuit.

Les auteurs estiment :

– dans un système 100 % renouvelables, le coût de l’énergie à 119 € par MWh,

– avec 40 % de renouvelables et 56 % de nucléaire = 117 €,

Rappel : le coût prévisionnel de l’électricité produite par les EPR british serait de 112 €… sans compter le prix des loupés à répétition de ceux de Flamanville et du prototype finlandais… (!)

 

Source : MEDIAPART

 

LA GRECE LEUR FAIT HONTE !

samedi, avril 18th, 2015

Un message d’un  membre de Syriza à l’attention de l’association « Pour une sixième république d’André Bellon =

 

Grèce : est-il tolérable qu’un pays vote mal ?

Il y a deux mois et demi, les élections ont propulsé au gouvernement une coalition inédite, composée de SYRIZA (gauche radicale) et de ANEL (Grecs Indépendants, droite), qui ont obtenu respectivement 36,4% et 4,8% des suffrages. Ce fut la dernière étape d’une ascension jamais vue auparavant : en effet, SYRIZA avait obtenu 4,5% lors des élections de 2009, 17% et 27% aux élections consécutives de mai et juin 2012 pour arriver en tête cette année. Inversement, les deux partis qui ont gouverné le pays depuis la chute de la dictature en 1974, PASOK (centre-gauche) et Nouvelle Démocratie (ND, droite), qui totalisaient ensemble 80% a 85% des suffrages, se sont effondrés, obtenant respectivement 4,8% et 27,8% des voix.

Ce bouleversement du paysage politique, ainsi que le caractère inédit de la coalition gouvernementale actuelle est le résultat de la crise économique qui, depuis 2010, a placé le pays sous la tutelle de la « troïka » (Fonds Monétaire Internationale, Banque Centrale Européenne et Euro zone). Tutelle qui s’est traduite par la montée du chômage (28% et plus de 50% pour les jeunes), la chute dramatique du pouvoir d’achat et la paupérisation des classes moyennes, le triplement des suicides, le démantèlement de la Sécurité Sociale, l’abolition des conventions collectives ainsi que d’autres avancées sociales, notamment en matière de licenciements.

La raison officielle de cette politique d’austérité sauvage était le surendettement du pays (ou plutôt la menace de faillite de son réseau bancaire). La troïka a prêté de l’argent à la Grèce pour qu’elle renfloue ses banques (sans que l’état en acquière le contrôle, bien sûr) tout en lui imposant une politique d’austérité draconienne, prescrite dans certains accords, les mémorandums. Les effets des mémorandums furent néfastes non seulement sur le plan social, mais aussi sur le plan économique : du fait de la faillite d’un grand nombre de petites et moyennes entreprises, le PNB a chuté de plus de 25%, et l’augmentation de la pression fiscale sur les plus faibles n’a pas donné de résultat. La dette publique a grimpé au lieu de diminuer.

La scène politique a donc été dominée par la position des partis vis-à-vis des mémorandums. Les partis gouvernementaux responsables de la crise, PASOK et ND, ont continué à gérer le pays en appliquant docilement la politique d’austérité et leur audience s’est effondrée. Le gouvernement actuel est formé de deux partis résolument anti-mémorandum. Et il a changé le cap.

La partie n’est pas jouée et elle n’est pas aisée. Les négociation sont dures, le gouvernement affronte une hostilité ouverte, polie (en tant que fraîchement élu) mais implacable. Pour donner un exemple, la BCE gagne de l’argent en achetant des obligations à bas prix et en les revendant au prix nominal à l’état grec (qu’elle est censée renflouer), tout en refusant d’allouer au pays les liquidités convenues. En même temps l’oligarchie grecque se sentant menacée et détenant les principaux medias opère un travail de sape.

Les institutions européennes et internationales tolèrent la démocratie, à condition que le peuple vote bien : l’argent et le pouvoir doivent être concentrées au mains du plus petit nombre d’individus. Malheur aux peuples désobéissants !

Venios Angelopoulos

Athènes, le 13 avril 2015

DU RESPECT DE LA DEMOCRATIE

jeudi, mars 5th, 2015

On peut comprendre la rage des Grecs. D’autant que la rigoriste Allemagne est en dette vis-à-vis de leur pays ! En effet, le 27 février 1953, sous l’influence des USA qui meurent de frousse que l’Allemagne glisse dans le camp communiste, la dette allemande est réduite de 62,6 % ( !). C’est l’accord de Londres, signé entre autres par… la Grèce, accord qui accepte même la renégociation en cas de mauvaise conjoncture (ce qui est refusé aujourd’hui aux Grecs !).

L’historien Albrecht Ritschl constatait en 2011 dans « Der Spiegel » : « A partir de là, l’Allemagne s’est portée comme un charme pendant que le reste de l’Europe se saignait aux quatre veines pour panser les plaies laissées par la guerre et l’occupation allemande ».

Il existe une autre dette allemande vis-à-vis de la Grèce : les milliards pillés par les nazis et jamais récupérés… (évalués à 40 milliards d’€). Ceux-là ont été définitivement annulés mais pas les intérêts (15 milliards). On attend la réponse de mâme Merkel et du « docteur » Draghi… ? Autre que :

« On ne peut pas revenir sur des accords signés, il faut les respecter ! »

Mais ce pouvoir qui a signé les dits accords a précisément été balayé par le suffrage universel à cause de cela. Et le nouveau pouvoir élu l’a justement été parce qu’il refuse ces accords appauvrissant outrageusement le peuple grec.

Zélites européennes, vous avez une curieuse conception de la démocratie ! Donc, selon vous, quel que soit le résultat de l’élection, cela ne peut avoir aucune incidence… ? Le « peuple souverain », c’est pour les manuels d’Histoire. Vous ne tolérez le fait électoral que s’il est sous la pression des journaux aux mains de vos amis capitalistes. Quand toute votre « bonne société » argumente dans le même sens.

Alors, quand cela rate, tant la coupe est pleine…

Vous me rappelez irrésistiblement l’analyse de cette informaticienne américaine qui, pour dénoncer l’arnaque du vote électronique, avait conçu une machine à voter qu’elle avait baptisée « FRAUD-Ô-MATIC ». Elle faisait ainsi la preuve, quelle que soit l’action des votants, qu’elle pouvait choisir le vainqueur ! Sa conclusion : « Il y a longtemps que les élites, notamment économiques, aux USA veulent s’affranchir de la démocratie ».

C Q F D… ?

CETTE PRETENTION A L’INTOLERANCE…

jeudi, février 19th, 2015

Après Paris, Copenhague !

Voltaire n’a jamais écrit cette phrase :  « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire ». Il reste que son sens est admirable.

Cela s’appelle une confrontation d’opinions. Un débat . Un combat d’idées. Cela fait appel à des arguments raisonnés.

Cela caractérise la vie dans une République. Où la croyance religieuse – ou son absence – est une affaire strictement privée.

Et nul ne peut s’attribuer le droit de tuer celui qui ne partage pas ses idées ! De tuer…

Moins encore sous le prétexte d’une insulte à son dieu. L’interdiction de représenter leur dieu ne concerne que les croyants de cette religion. Aucun des autres citoyens. Quant à la notion de blasphème, un philosophe sénégalais spécialiste de la philosophie islamiste l’affirme clairement : le Coran ne dit rien sur le sujet. Rien. Ces faussaires n’ont-ils pas conscience de vivre dans un pays qui a aboli la peine de mort ?

Ils entrent là dans une démarche de terreur, d’obscurantisme, de fascisme pur et simple. Les nazis pratiquaient ainsi ! Sections d’Assaut. Tristes S.S. Brisant une population. Réduisant à néant la liberté d’opinion, la liberté de la presse…

Magnifiques perspectives d’un autre âge !

En Egypte, un journal d’opinion a eu le grand courage de reproduire la dernière une de « Charlie Hebdo ». Son nom ? « La République. »

BONNE ANNEE LES AMINCHES !

mardi, janvier 13th, 2015

« Quand viendra donc le grand coup de balai ?

C’est l’interrogation que se posent les bons bougres.

Et mille marmites, les évènements se poussent tellement au cul, les uns les autres, que ça pourrait bien ne pas moisir. Tant mieux ! Ce ne serait pas du luxe.

Les bafouileurs de la haute jacassent d’assainissement et de tout-à-l’égout… Quel plus chouette assainissement que de purifier les hautes sphères sociales et de pratiquer le tout-à-l’égout à l’égard de la chameaucratie qui nous ronge !

Ensuite, mince d’épanouissement et de floraison : la vie aurait un charme époilant – nul ne la trouverait dégueulasse et canulante à dévider.

En attendant que ça vienne, les gars d’attaque doivent pousser à la roue – et une des bonnes binaises pour activer le mouvement est de secouer les endormis et de les aider à se décrasser les lucarnes. »

 

D’après « L’Almanach du Père Peinard » pour 1899, par Emile POUGET, le vieux gniaff et vieil anarchiste.

 

Pour une surprise, c’est une surprise : 116 ans plus tard se présente l’opportunité du « coup de balai » qu’évoque le Père Peinard avec l’urgence d’une nouvelle Constitution pour éradiquer les tares de la 5e République. Absolue nécessité de se débarrasser de notre actuelle cohorte de politiciens qui a contourné le vote populaire qui ne lui convenait pas. Trahison délibérée de cette volonté du peuple dont ils se réclament sans cesse…

VOIR CET ARTICLE

BONNE ANNEE !

7/01/2015 :CHARLIE HEBDO ASSASSINé !

jeudi, janvier 8th, 2015

Qui donc a  réclamé son sacrifice humain… ?

Ou bien c’est le tueur de base qui fait les demandes et les réponses… ?

Sordide ventriloque.

Tristes et moyenâgeux assassins des LUMIERES.

 

 

LE NUCLEAIRE TRES… INTERMITTENT !

jeudi, décembre 18th, 2014

L’autorité de sûreté nucléaire belge vient d’ordonner l’arrêt prolongé de TROIS des sept réacteurs implanté en Belgique !

Se profile le risque de pénurie, d’où une campagne auprès du grand public d’invitation aux économies d’énergie. Avec conseils aux citoyens mais aussi aux communes, écoles, commerces et entreprises. En retour, une attitude compréhensive du public.

De manière imprévisible et soudaine le pays a perdu près d’un tiers de ses capacités de production pour cause de microfissures des cuves des réacteurs. A contrôler d’urgence !

Ce n’est donc pas la variabilité, journalière et saisonnière, des énergies renouvelables (connue et anticipable) qui est en cause mais bel et bien le nucléaire !

C’est une révélation : le nucléaire est une énergie… intermittente ! Car centralisée et d’énorme puissance. A laquelle on peut fort bien opposer les énergies renouvelables et complémentaires, décentralisées et diverses  qui permettent le « foisonnement » (c’est le mot juste) de cette diversité répartie.

Pendant ce temps, en France, plus de 30 % des appartements sont équipés en chauffage électrique (interdit au Danemark, soumis à autorisation en Suisse). Chaque année, il consomme la production de 10 à 11 de nos centrales nucléaires ! Or, le Président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire estime possible un arrêt de 5 à 10 réacteurs pour des raisons similaires à nos voisins belges…

La positive attitude belge est difficilement exportable chez nous ! On a entendu : « Occasion unique de changer nos habitudes : réduire notre consommation énergétique devrait devenir un réflexe naturel au quotidien ». Ou encore : « On peut faire aussi bien avec moins, sans rien y perdre pour autant ».

En France, Delphine Batho affirme : « Ce n’est pas l’Etat qui dirige EDF mais, à l’inverse, le patron d’EDF qui semble diriger l’Etat »…

#6eRépublique : LA COMMUNE DE PARIS DE 1871

mardi, décembre 9th, 2014

La Commune de Paris est née de la défaite militaire de Napoléon III. Sous la pression populaire la République est proclamée le 4 septembre 1870, mais le peuple de Paris assiégé se rend bien compte que le gouvernement dit de Défense nationale n’est pas décidé à la lutte.

Le Comité central républicain des 20 arrondissements, composé de délégués ouvriers, siège depuis le 5 septembre et commence à s’opposer à l’Etat bourgeois.

Quand le 22 janvier 1871, les gardes nationaux demandent devant l’Hôtel de Ville la guerre à outrance, les mobiles bretons tirent sur la foule !

C’est le 29 janvier qu’on apprend la signature de l’armistice qui doit permettre l’élection d’une Assemblée nationale. Le Comité des 20 arrondissements, notamment, présente des candidats au programme nettement socialiste et révolutionnaire. Ils réclament une République qui donnerait aux ouvriers leurs instruments de travail comme celle de 1789 remit la terre aux paysans. Aux élections nationales du 8 février exigées par Bismarck, à Paris les révolutionnaires sont élus. Dans ce climat de révolte, apparaît le Comité central de la Garde nationale. C’est des mains de ces « obscurs » que naît la Commune : la guerre sera continuée à outrance, Paris garde ses armes, tous les chefs doivent être élus !

Le 18 mars, l’insurrection commence quand est donné à la troupe l’ordre de reprendre les canons (payés par les Parisiens !). Les gardes fédérés, les femmes, les enfants encerclent les soldats… qui fraternisent ! Le 19 au soir, les hommes mandatés par le Comité central de la Garde nationale siègent à l’Hôtel de Ville et appellent le peuple de Paris à de nouvelles élections.

Toujours scrupuleux, le Comité refuse de patronner aucun candidat : « Notre mission est terminée, nous allons laisser la place à vos nouveaux élus. »

« Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus (…) Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action (…) Evitez également ceux que la fortune a trop favorisés car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère. Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste et c’est aux électeurs à connaître leurs hommes, et non à ceux-ci à se présenter. Nous sommes convaincus que si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considérerons jamais comme vos maîtres. »

La Commune décrétera : « Un droit absolu en République, le droit inaliénable, et permanent, de révocation de tous les mandataires par ceux-là seuls qui leur ont donné mandat. »

Elle préconisera également : « Un détermination nette, précise, impérative, ne pouvant prêter à aucune équivoque, du mandat confié à tout élu, quelle que soit sa fonction. »

La Commune ne vécut que quelques mois, fauchée par la mitraille…

TRANSITION ENERGETIQUE : 40 ANS QUE NOUS SAVONS !

jeudi, décembre 4th, 2014

Présidentielle 1974, l’homme au pull-over rouge et… au verre d’eau ! Il le brandit en avertissant : « Attention, vous n’en aurez pas toujours ! »

Interloqués, les spectateurs écarquillent les yeux… Quel est cet olibrius ? Il parle au nom de l’écologie, René Dumont. Dans le désert.

Pourtant, il met en garde : il ne suffit pas de se battre pour plus de justice entre les hommes. Il faut mettre la planète hors du pillage organisé, économiser les ressources naturelles, sortir de l’illusion qui consiste à croire que la science trouvera des solutions à tout…

Il y a quarante ans de cela !

Et nous en sommes présentement à l’exploitation à tout-va des gaz et pétrole de schistes…

En janvier 1995, René Dumont avouait : « Je n’en peux plus. » Comment accepter cette « fuite en avant », cette incitation à la consommation, cette destruction d’aliments, ce carrousel mortifère de voitures ? Comment accepter cette misère : enfants au travail, humains mal nourris, sans soins de santé…etc ? « Ils sont pires que les délinquants ceux qui gaspillent les carburants et attentent au climat ».

Et aujourd’hui ? Nous faisons du sur-place. On nous fait miroiter l’espérance que représenterait la réunion internationale prévue pour la fin 2015 en France. Cependant nous sommes au pied du mur : nous touchons aux limites des capacités de la biosphère. Aurons-nous le courage de nous attaquer à l’oligarchie ? Thorstein Veblen explique la surconsommation généralisée par le phénomène de la « rivalité ostentatoire », c’est-à-dire la tendance de l’ensemble de la société à imiter le modèle culturel des classes les plus riches. Aurons-nous le courage de réduire radicalement les inégalités ? Cela suppose rien de moins que d’abaisser le niveau de consommation des ressources des Américains du Nord mais aussi des Européens et des Japonais. Autrement dit, de remettre en cause le système économique mondial.

Au nom des inégalités devenues insupportables, cela doit être concevable…

#6eRépublique : LA CONSTITUTION DE 1793

vendredi, novembre 28th, 2014

En 1789, les Etats généraux s’étant mués en assemblée constituante, ils suivirent à la lettre la théorie de Montesquieu. Si le peuple est incapable de décider par lui-même face aux problèmes que pose le gouvernement d’un Etat, il est parfaitement qualifié pour choisir des personnalités que leur sagesse, leur expérience et leur désintéressement désignent pour traiter des affaires du pays.

C’est l’essence du régime représentatif qui a pour fondement le mandat représentatif qui vise à protéger l’élu contre les exigences de son collège électoral.

Cette théorie de la représentation apparaît comme un correctif à la démocratie, c’est-à-dire habille du prestige de la souveraineté du peuple les décisions d’un personnel politique dont l’origine et la culture le lient aux intérêts de la société bourgeoise.

Mais les citoyens prirent conscience que leur bulletin de vote pouvait servir, plutôt qu’à désigner « ceux qui voteront pour eux », à choisir sur leur programme des mandataires. D’où le mandat impératif de la Constitution de 1793 défendu à la Convention.

Cette nouvelle constitution, votée le 24 juin 1793 par la Convention, restaure une république démocratique. Elle reprend la Déclaration des Droits de l’Homme avec des ajouts reconnaissant une série de droits économiques et sociaux tels que droit au travail, droit aux secours publics, droits à l’instruction.

Les députés, élus au suffrage universel (masculin) pour la première fois, choisissent à leur tour les 24 ministres chargés de l’exécutif. Régime d’assemblée inspiré de la Convention

La nouvelle Constitution impose le vote public. Elle ajoute un mécanisme de démocratie semi-directe qui permet, pour 1/10 au moins des électeurs représentant la moitié plus un des départements, de soumettre à référendum toute loi votée par le Corps législatif.

Lequel concentre les pouvoirs : en effet, il élit la Conseil exécutif (le Gouvernement) sur une liste de noms présentés par les électeurs. Ainsi ce pouvoir exécutif procède directement du peuple et de l’Assemblée à la fois (Régime d’assemblée donc, tempéré par de fréquentes consultations électorales).

La Constitution nouvelle devait s’appliquer la paix revenue. Car c’était l’époque dramatique de la « levée en masse ».

Mais elle n’a jamais pu être appliquée du fait des bouleversements politiques qui ont suivi. Et de son caractère démocratique